Vincent Gontier

Vincent Gontier est né en 1962 à Fourmies, dans le Nord.  Il vit et travaille à Voiron dans l’Isère. De 1982 à 1987, il est élève de l’École des Beaux-Arts de Cherbourg puis de l’École des Beaux-Arts de Rouen où il obtient le Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP) en juillet 1987. C’est pendant cette période d’apprentissage qu’il réalise son premier assemblage de papier, une technique et une esthétique qui deviendra emblématique de son œuvre. Le papier, journaux ou bulletins de vote, traversé et comprimé par l’acier fait naitre des formes par le jeu des contraintes mécaniques. Les brassées de papier prennent des formes géométriques complexes, douces et parfaites. Parce qu’il s’agit, souvent, de papier journal, ces œuvres fonctionnent comme des métaphores de la mémoire : la compression du temps inscrit les souvenirs dans une forme qui associe accélération et étirement, singularité et continuité.

http://lary-stolosh.blog.lemonde.fr/vincent-gontier/

http://www.artnova-connect.com/les-artistes/90-vincent-gontier.html

« Vincent a toujours eu un rapport très étroit avec les matériaux, métaux, papiers… et il a toujours éprouvé une certaine séduction pour le milieu de l’industrie, pour ceux qui produisent et ceux qui fabriquent.
Son oeuvre jusqu’ici  a été de papiers compressés entre des formes métalliques, des villes, structures en papiers roulés…
La création présente au Chant des Sculptures est assez atypique de son travail mais montre la capacité de recherche, celle d’aller plus loin de l’artiste. L’aventure du Symposium St Jean de Chépy débute par la recherche de matériaux. A Apprieu, dans l’une de nos vieilles vallées industrielles, les Forges de Bonpertuis y produisent et travaillent le fer et l’acier depuis le XV° siècle. Dans leur production, subsistent en bout de barre, en fin de laminage des espèces d’écailles d’acier, que l’on massicote et qui normalement retournent à la fonderie. L’œil de Vincent les a vite repérées et l’idée d’en constituer l’enveloppe d’un arbre est née. Un vieil if, isolé sur un îlot mais proche des bâtiments, s’est imposé. Le choix de l’if n’est pas anodin. Seul conifère non résineux, cet arbre sacré dans les mythologies du Nord, sans doute à cause de sa longévité. Il a toujours conservé ce caractère un peu mystérieux, peut être dû à son bois dur et souple (on en faisait des arcs), à son port, à sa couleur sombre, à sa toxicité, surtout des graines, mais paradoxalement on fait de la confiture avec ses fruits. L’artiste a voulu créer un effet d’accumulation, de densification par la répétition d’un geste, donner l’impression d’être là, de changer l’ordre des choses. On peut rapprocher cet oeuvre du Lépidodendron (lepis=écaille – dendron= arbre) genre représentant des fougères arborescentes présentes du Dévonien au Carbonifère (-400 à -290 millions d’années). Coïncidence fortuite ou intuition artistique pure ? »

Yves Gemain

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