Denis MALBOS

"Traverse I, II et III"

Denis Malbos ou l’insatiable quête de « la forme qui forge la force… »

C’est lors du vernissage de son exposition Ce qui fait trace vaut chemin à l’Espace Aragon de Villard-Bonnot, le 12 septembre 2024, que Vincent Gontier, pensionnaire du cinquième Symposium de sculpture en 2012, soumit à Denis Malbos l’idée de montrer quelques-unes des œuvres en question au Domaine Saint Jean de Chépy.
Cette exposition dans le Grésivaudan, « je l’ai prise comme une rétrospective », explique l’artiste né à Villard-de-Lans au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Qui empruntera une formule à son ami critique d’art Alain Bouaziz pour son titre.
Parti vivre de nouvelles aventures, artistiques et familiales, dans la région parisienne au milieu des années 90, Denis Malbos n’était revenu montrer son travail dans sa région d’origine qu’à l’invitation de Roland Orépük en 2019, lors de la cinquième édition de la Biennale internationale d’art non-objectif (Biano) qu’il a fondée à Pont-de-Claix.
« Ce sont des retrouvailles », confie volontiers ce plasticien, qui oscille, avec une économie de moyens particulièrement opérante, entre art conceptuel, minimalisme et land art.
Poétiques et radicales, les quatre œuvres – de deux séries – ici proposées illustrent mieux qu’un long discours cette insatiable quête de « la forme qui forge la force… »
Car dans l’allitération se cache plus qu’un manifeste…

Œuvres en Prêt – 2025

Scénographe et sculpteur, Denis MALBOS travaille autour de la notion de limite, de frontière, de territoire… Là oû ça se touche, le frotement, le contact, la traversée.

« Il faudrait comprendre la notion de limite dans un sens non spatial et accepter les véritables limites au cœur de nos habitudes et des lois qui régissent les relations tant entre les êtres qu’en un être et une œuvre.

Denis Malbos nous plonge dans un univers composé du plus grand sérieux et de dérision. » (Elisabeth Chambon, conservatrice).