Charlie SIMONDS

Deux points (1994) et Au nord (1995), deux sculptures de l’Américain Charlie Simonds rejoignent Le Chant des sculptures

Après François Weil et Vincent Gontier pour l’acte I, Dominique Coutelle, Vanessa Notley (Ecosse), Maurice Hache et Bob Van der Auwera (Belgique) pour l’acte II, mis en scène grâce à l’association ArtLabCity (Nîmes) que préside Michel Vienne, Denis Malbos et François Germain pour l’acte III, l’Américain Charlie Simonds est venu écrire, par personnes interposées, l’acte IV du projet décennal Ré si do de ChépyTerra en marge de son XVIIIe Symposium de sculpture.

Et quelles personnes interposées puisque, Charlie Simonds, né en 1945 à New York, a décidé, après de nombreuses années – décennies… – passées en France, de retourner aux Etats-Unis « vivre entre ses parents le reste de son âge », comme l’écrivait si joliment Joachim du Bellay…

Ce faisant, c’est le photographe Dominique Evrard, dont le père, Marcel, avait créé La Vie des formes à Chalon-sur-Saône, qui s’est retrouvé avec Deux points (300x130x294cm, 1994) et Au Nord (300x480x300cm, 1995), deux œuvres, démontées et stockées en Loire-Atlantique, dont l’auteur ne pouvait s’embarrasser outre-Atlantique mais qu’il avait envie de continuer à faire vivre sur le Vieux Continent.

Ancien pensionnaire de La Vie des formes, où il avait assisté ledit Charlie Simonds, comme du VIe Symposium de sculpture de Saint-Jean-de-Chépy en  2013, le sculpteur Jean-Patrice Rozand a aussitôt fait le lien entre les deux structures. Ayant eu tôt fait de convaincre son ami Dominique Evrard et un coup de téléphone à ChépyTerra plus tard, Jean-Patrice Rozand et Dominique Evrard sont donc venus installer Deux points et Au nord  sur les rives de la Fure.

Ces deux œuvres dialoguent fort heureusement avec Up Saône River, que Georges Meurdra, pensionnaire du Xe Symposium en 2017, avait réalisée en 1987 dans le cadre de La Vie des formes et qu’il avait confiée en 2022 à ChépyTerra à l’occasion du XIVe Symposium.

Et elles illustrent mieux qu’un long discours l’œuvre monumentale de cet artiste majeur dont Helen Vergouwen, pensionnaire du XIVe Symposium en 2022, nous avait proposée une première œuvre, toute de cordage bleu.

Ces dépôts issus du réseau des ChépyTerriens témoignent de la vitalité des capillarités de la communauté d’artistes voulue par les responsables de ChépyTerra…