Philippe Paumier

Né en 1963 au Mans, vit et travaille à Paris.
Initié par son père puis formé aux techniques d’usinage et d’ajustage sur métaux, il transgresse rapidement cette pratique en utilisant l’objet ou la ferraille au rebus, pour lui donner nouvelle vie. La sculpture apparait dès lors, comme un mode d’expression essentiel. Il consacre une période de sa vie à la création de voyages thématiques et se passionne à remonter aux sources historiques, géographiques et sociales d’une plante comme le thé… Il part à la rencontre des minorités ethniques chinoises sur les hauts plateaux du Yunnan, en se nourrissant de témoignages authentiques et du savoir-faire ancestral sur la culture d’une plante. Parallèlement à cela, il expose ses premières oeuvres en 2000 à Paris et collabore avec la galerie Artvitam aux états Unis pendant 4 ans. En 2007, Il développe un travail à l’encre de Chine, une écriture personnelle qu’il met en lien avec la sculpture. Depuis, Il porte son travail au regard du public au travers de nombreuses expositions.
En 2010, il fait le choix d’ouvrir son champs artistique en se formant aux techniques de la céramique dans le but d’associer deux matériaux. On découvre une autre dimension de son art par la mise en situation d’installations monumentales, présentes dans des parcs ou jardins , composées de céramique et d’acier.

Atelier : 20-22 Av.Estienne D’Orves – Pré St Gervais 93310

www.philpaumier.fr

« Les ramures sèches et lisses, sans écorce ni feuilles, s’étirent vers le ciel pour y déployer des fruits lunaires gorgés de soleil. Les baies immaculées paraissent avoir capté toute l’énergie de la lumière de l’été, toute la substance de la plante qui les porte. La sculpture de Philippe Paumier, plantée lors de la sixième saison du symposium de sculptures de Saint Jean de Chépy, s’impose comme une métaphore un peu folle et tout à fait singulière au cœur de l’arboretum domanial. L’austérité de l’arbre d’acier, aussi maigre et âpre qu’une plante du désert, s’épanouit en une promesse de fécondité. L’artiste, jardinier de l’espérance, cultive une plante étrange qui se fond discrètement dans la nature pour nous dire de la nature toute la générosité. Philippe Paumier associe deux matériaux aux qualités contrastées, l’acier et la céramique. Des variations sur la fragilité, des jeux dans l’espace où les tiges d’acier tracent des lignes que la céramique ponctue, il tire une expression élégante à la fois évidente et profonde, évocatrice d’un message biblique. En jardinier habile, il « empaysage » l’œuvre adventice à la lisière d’une allée boisée sans l’imposer mais en affirmant toutefois sa singularité dans un accord serein avec l’environnement. Le regardeur doit la découvrir. Il l’apprécie alors comme une plante rare. »

http://lary-stolosh.blog.lemonde.fr

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